Que pouvons-nous apprendre des dessins d’enfants ?

Les enfants aiment dessiner. Vers l’âge de deux ans, ils découvrent le pur plaisir de marquer des points. Ils prennent n’importe quel crayon, crayon de couleur ou stylo et ils griffonnent.

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Nos tout-petits n’essaient pas de représenter la réalité avec ces gribouillis. Il s’agit simplement d’une joyeuse exploration de leur nouveau pouvoir – la capacité de laisser une marque permanente sur le monde.

L’importance du gribouillage

Vers trois ou quatre ans, les premiers gribouillis en ligne droite se transforment en gribouillis circulaires et c’est une étape très importante. Leurs grandes lignes continues et rondes commencent à se rejoindre pour former des cercles fermés.

La capacité à dessiner une forme fermée marque le début de la capacité à représenter les objets du monde qui vous entoure. Elle marque également le début de la capacité à former les lettres de l’alphabet.

Donner du sens

Peu à peu, les gribouillages ne sont plus simplement un plaisir viscéral interne pour les jeunes enfants, alors que les adultes dans leur vie cherchent des messages dans leurs marques.

Les formes circulaires deviennent des têtes, ou le soleil, ou des fleurs. Les mères, les pères, les grands-parents et les personnes qui s’occupent des enfants donnent un sens à leurs gribouillages : “C’est maman ? “Quelle belle fleur !”

Grâce aux conversations encourageantes et au modelage des adultes, leurs gribouillages sont désormais reconnaissables comme des “choses” pour les autres. C’est aussi une introduction à la notion complexe et abstraite selon laquelle les mots écrits sont aussi des symboles de sens.

Nos enfants commencent à comprendre la puissance communicative de leur marquage.

Le développement important suivant est la capacité à reconnaître un “intérieur” et un “extérieur” de ces formes. Les points à l’intérieur deviennent des yeux et des nez, les lignes partent de l’extérieur pour devenir des bras, des jambes, des rayons de soleil, des pétales et des tiges. Ces mêmes compétences sont nécessaires pour affiner l’écriture des lettres de l’alphabet.

Les adultes dans leur vie sont ravis et ces réponses positives sont un grand encouragement pour nos enfants. Leurs dessins sont loués, affichés sur les murs des crèches, accrochés aux portes des réfrigérateurs. Et ainsi, ils dessinent et dessinent encore.

Du point de vue d’un enfant de quatre ans – qu’est-ce qui ne doit pas être aimé dans le dessin ? Il leur procure un immense plaisir intrinsèque, et il semble rendre leurs proches heureux aussi. Sauf, apparemment, quand il est sur le mur de la chambre … en biro …

Il n’y a pas que des arcs-en-ciel et des fleurs

Un coup d’œil aux portes des réfrigérateurs dans tout le pays et on pourrait vous pardonner de penser que les gribouillages évoluent vers une obsession des fleurs, des soleils, des arcs-en-ciel et des maisons aux toits pointus. Les enfants de cinq et six ans semblent y faire une fixation.

Il s’avère que ce sont toutes des formes assez simples à dessiner et qu’elles représentent des schémas très facilement reconnaissables, ce qui signifie que vous obtenez beaucoup de félicitations et d’appréciation de votre public. Les dessiner apporte beaucoup de louanges extérieures et de plaisir intérieur.

Mais en regardant de plus près les dessins des enfants de cinq, six et sept ans, on peut découvrir bien plus que le soleil, les sucettes et les arcs-en-ciel. La proportion des objets dans leurs dessins n’a pas grand-chose à voir avec la vie réelle.

Les choses qui les impressionnent occupent une place importante sur la page. C’est pourquoi le nombril et les cils figurent souvent en bonne place dans les dessins de jeunes enfants.

Plus sobrement, les clôtures et les fils barbelés figurent en bonne place dans les dessins d’enfants dans les centres de détention.

Vers l’âge de sept ans, les enfants commencent à ancrer leurs dessins sur la page, là où auparavant leurs objets flottaient au hasard dans l’espace.