Les caprices

Les enfants disent toujours non. Cela semble être un problème pour les adultes, et peut souvent le devenir, mais il est important de comprendre qu’il s’agit d’une étape clé et indispensable dans le développement de l’enfant.

L’âge du non peut dépasser deux ou trois ans car il est normal qu’un enfant de cinq ans n’accepte pas volontiers de se séparer des jeux pour aller déjeuner, dormir ou qu’il soit forcé de quitter le jardin pour rentrer prendre une douche à la maison.

Ce qui doit faire la différence dans la gestion des caprices, ce n’est pas le comportement de l’enfant, mais celui des parents qui doivent être un exemple et représenter aux yeux de l’enfant un rempart d’autorité (pas d’autorité) et de fermeté, mais en même temps pouvoir écouter leurs enfants, reconnaître et respecter leurs désirs et besoins et être capables de les écouter réellement.

Comment peuvent-ils faire cela ?

Tout d’abord, en limitant les rejets et les interdictions à quelques choses très précises.

Tout ce qui a trait à la sécurité de l’enfant ne devrait pas faire l’objet de discussions et, pour le reste, il est important que maman et papa s’entendent sur ce qui peut et ne peut pas être fait, en expliquant à l’enfant les raisons de cette interdiction.

Le maintien de la fermeté est essentiel parce que si vous permettez une rupture de la règle une fois qu’il n’y a aucune raison de ne pas essayer d’obtenir une nouvelle exemption à l’avenir et d’ouvrir un nouveau front de la contestation.

Impliquer l’enfant dans la vie de tous les jours est un moyen de prévenir les caprices et de lui donner un sentiment d’utilité, tout en lui apprenant à faire de nouvelles choses tout le temps.

Restez calme même lorsque l’enfant pleure et est désorienté. Cela peut être très difficile, mais quand l’enfant réalise qu’il n’obtiendra pas ce qu’il veut et qu’il ne sera même pas capable de vous mettre en colère, il arrêtera. Lorsque la crise est terminée, vous pouvez revenir parler de vos demandes, même si les enfants passent très rapidement d’un désir à l’autre. Il peut parfois être difficile de rester calme, surtout si la journée a été difficile et que la mère est stressée. Dans ce cas, au lieu de se livrer à des crises de colère et de jurons, il vaut mieux faire une pause. S’éloigner de la pièce et boire une gorgée d’eau, par exemple, est une excellente façon de réfléchir avant de décider comment intervenir pour calmer un caprice.

Ne donnez pas trop d’explications : le but d’un enfant qui fait une crise de colère n’est pas tant d’obtenir ce genre de chose, mais de tester les limites de la relation entre lui et le parent et de voir jusqu’où elle peut aller. Donc, si quelque chose ne peut être accordé, il vaut mieux rester ferme sur votre position et ne pas donner mille explications que l’enfant est trop jeune pour comprendre pleinement.

Pour donner l’exemple : les jeunes enfants se disputent souvent la possession d’un jeu. Lorsque l’enfant arrache un jouet de la main d’un ami, c’est une bonne idée que le parent le prenne et le rende au propriétaire légitime, afin que l’enfant puisse voir quel est le bon comportement.

Connaître son enfant : les caprices, surtout chez les jeunes enfants, sont souvent causés par des états d’inconfort comme le sommeil, la faim, la fatigue. Connaître les habitudes de votre enfant signifie aussi comprendre si le caprice est motivé par un malaise qui peut être résolu ou par d’autres causes.